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Ciné-club |
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Un vendredi par mois, nous vous proposons un film. Vous avez envie de vous retrouver avec des filles de votre âge pour passer un bon moment, échanger autour d’un film, discuter, boire un verre ? Cette soirée est pour vous !
Pendant longtemps les films mettant en scène des histoires d'amour entre filles étaient plutôt rares. Et dans la plupart des cas, ils finissaient mal. Les mentalités ont évolué et on peut découvrir de véritables petits bijoux, plein d'humour, comme "When Night Is Falling" ou "Better than Chocolate". De belles histoires à découvrir au ciné-club qui présente régulièrement des nouveautés. |
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| CE MOIS-CI |
Vendredi
17/09/2010
20h30 et 22h |
| Pour la rentreé, le ciné-club vous propose deux films inédits! |
Le Ciné-club de Lestime démarre sa saison 2010 en fanfare en vous proposant deux films inédits !
A 20h30
«And then came Lola» réal. Ellen Seidler et Megan Siler (2010)
Durée : 71mn
Résumé :
Lola, une photographe talentueuse mais très distraite, est sur le point de tout avoir, l’amour et le travail. Mais elle peut aussi tout perdre si elle n’arrive pas à temps à une réunion cruciale. Avec comme enjeux sa copine et le job de ses rêves, Lola se lance dans une course frénétique à travers San Francisco……
A 22h00
« Bandaged » réal. Maria Beatty (2009)
Quand l’horreur gothique rencontre l’amour interdit……
Résumé:
Prisonnière d’un père despotique, la jeune Lucille tente de se suicider. Elle survit, mais avec de terribles brûlures sur le visage. Son père décide de la soigner à la maison et engage une infirmière sensuelle au passé trouble. Très vite la patiente et l’infirmière s’avouent leur passion réciproque. Les bandages tombent et une histoire torride commence.
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2009
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| Le Cineffable de Sophie |
Journal d’une festivalière :
Rétrospective du 21ème festival international du film lesbien et féministe de Paris (29 octobre- 2 novembre 2009)
Par Sophie Meyer, membre du comité de Lestime
Vendredi 30 octobre, 15h15 :
C’est ma deuxième participation à Cineffable. Je retrouve avec plaisir le Théâtre du Trianon, centre névralgique du Festival. Dans le grand hall du premier étage, l’ambiance est plutôt calme en ce vendredi après-midi.
La séance de 15 heures vient de démarrer. Derrière le bar, les bénévoles soufflent un peu. Court moment de répit avant le grand rush du soir. Combler la faim et la soif de plus de 2000 lesbiennes cinéphiles n’est pas une mission de tout repos.
Près de septante films sont au programme de cette édition. Fictions, documentaires, longs- et courts-métrages, films d’animation, le menu est copieux. Pas évident de faire son marché. Les moments de battement entre les séances sont courts. Pour peu qu’on prenne son métier de festivalière au sérieux, il s’agit de bien s’organiser, de ne pas perdre son temps en mondanité. Il faut aussi oublier les tentations de la capitale. Je suis là pour voir des films, un maximum de films.
>b> Vendredi 30 octobre, 17h30 :
Direction la petite salle de la Halle St-Pierre, l’autre lieu de projection du Festival, pour un premier documentaire : « Cameroun : Sortir du Nkuta ». Ce film, réalisé par la française Céline Metzger évoque les persécutions dont font l’objets les homosexuel.le.s au Cameroun. Témoignage poignant, transcendé par la figure d’Alice Nkom, une avocate truculente, qui se bat avec témérité contre les lois homophobes de son pays.
Vendredi 30 octobre, 20h :
Très joli long-métrage allemand « Mein Freund aus Faro », de Nana Neul, qui raconte avec finesse et drôlerie les aventures de Mel, une jeune lesbienne empêtrée dans un imbroglio amoureux qui va la conduire à se faire passer pour un émigré Portugais.
Vendredi 30 octobre 22h :
La soirée thématique « butch/fem » s’ouvre en fanfare avec une séance d’effeuillage hilarante et sexy offerte par l’équipe de Cineffable.
L’humour butch, vous connaissez ? Dans la série « The worst case scenario », Mary Guzman s’improvise en Madame de Rotschield version lesbienne, et livre un véritable manuel de savoir vivre à l’usage des butchs et des fems.
Samedi 31 octobre, 13h :
« Just me ? » tente de répondre à une question que certaines d’entre nous se sont peut-être posée : suis-je vraiment la seule lesbienne de ma famille ? Menant son enquête à travers les albums photos des générations passées, la réalisatrice Amy Neil va de surprises en surprises… Un constat : on peut faire des films avec de tous petits moyens. Quelques photos, une voix-off. Au final, cette histoire passionnante et pleine de tendresse.
Autre belle surprise : « Out late », de Beatrice Alda et Jennifer Brooke qui raconte la sortie du placard de gays et lesbiennes américains âgés de soixante, septante et même quatre-ving ans !
Samedi 31 octobre, 17h30 :
L’enfance et les premiers émois de l’adolescence sont des thèmes de prédilection du cinéma lesbien. « No Bikini », de Claudia Morgado Escanilla, « Pitstop » de Mélanie McGraw, ou encore « Ho my God », de Anne Sewisky abordent cette thématique avec une originalité et un humour poétique dont certaines productions un peu lourdingues pourraient bien s’inspirer.
Samedi 31 octobre, 20h :
Une affiche des plus prometteuses : le long-métrage « Drool », avec en vedette la brune Laura Harring, héroïne très glamour de « Mulholland Drive ». Et bien c’est la déception : malgré un scénario décapant (une femme battue tue accidentellement son mari et s’enfuit avec son amante et le cadavre de son époux dans le coffre de la voiture) et quelques scènes assez drôles, le film manque sérieusement de rythme et peine à décoller.
Samedi 31 octobre, 22 h :
La mythique séance Q ! Mea maxima culpa : je n’y suis pas allée. Pour ma défense : le film ultra-outillé de l’année passée ne m’avait pas vraiment émoustillée. La lecture du résumé de « Champions : love hurts » programmé ce soir, a achevé de me mettre K.O. : « Alors qu’elle s’entraîne pour le match qui la fera entrer dans le circuit professionnel, Jessie est confrontée à son désir pour Violet Vahn, sa redoutable adversaire. Jessie ne perd jamais, mais que signifie réellement « gagner » cette fois-ci ? ».
Dimanche 1er novembre, 15h :
Mention spéciale à la Chocha, alias Anna Margarita Albelo, reine des nuits parisiennes et réalisatrice, dont le travail fait l’objet d’une rétrospective. Pour toutes celles qui sont tentées par le Dinah Shore Week-end, qui célèbre l’an prochain ses 20 ans, je recommande « Broute-minou à Palm Springs », immersion très engagée à l’intérieur du plus grand rassemblement lesbien mondial.
Dimanche 1er novembre 17h :
C’est déjà l’heure de s’en aller ! Il va falloir quitter Cineffable, ce « formidable gynécée lesbien » ( l’expression n’est pas de moi, mais des organisatrices), et replonger dans la dure réalité phallocratique et hétéronormée…
Je me sens néanmoins requinquée par la belle énergie que j’ai sentie circuler durant ces trois jours. Et assez fière de moi : à part mon lâche désistement à la soirée Q, j’ai quasiment tenu le programme que je m’étais fixé.
Et si je faisais encore mieux l’année prochaine ?
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Bienvenue dans le monde de cineffable!
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