Qui sommes-nous

Lestime a vu le jour en 2002. Elle a succédé à de nombreuses associations dont le Centre Femmes au boulevard St-Georges, puis La Maison à Champel, rebaptisée le Centre Femmes Natalie Barney (CFNB), qui déménagea ensuite au Lignon.
Lorsque les lesbiennes de Genève décident de trouver un local au coeur de la ville, au 5 rue de l’Industrie, elles se rebaptisent: Lestime.
Lestime a fêté ses 10 ans en 2012, réaffirmant ainsi l’héritage et la poursuite du mouvement des lesbiennes genevoises qui existe depuis que le premier Groupe lesbien (GL) a vu le jour au sein du Mouvement de libération des femmes (MLF) en 1972.

Les obstacles d’hier sont ceux d’aujourd’hui: l’invisibilité, l’hétérocentrisme, la domination patriarcale, largement répandus.
Le formidable élan des années 70, la rage créatrice et l’humour décapant de Vanille / Fraise, groupe de lesbiennes politiques, les libres escapades du journal CLIT 007 n’en finissent pas de nous inspirer.

Après une occupation mouvementée aux Grottes, un Centre femmes s’ouvre au Boulevard St-Georges de 1977 à 1989. Ce sont aussi les lesbiennes qui l’investiront en y organisant notamment les fameux Bals des Chattes Sauvages.

De 1989 à 1998, le Centre Femmes Natalie Barney (CFNB) se crée dans la maison de Champel. Se dessine une rupture apparente entre les «politiques» et les «festives». Pourtant, l’importance de la fête pour le mouvement homosexuel revêt un sens moins superficiel qu’il n’y paraît. Par le droit à la légèreté, on ne s’affirme ni malade, ni déprimée mais joyeuse et débridée.

En 1998, le déménagement dans la zone industrielle du Lignon assène un coup qui aurait pu être fatal, sans l’obstination de quelques-unes.

En 2002, Lestime voit le jour, sur les traces de celles qui l’ont précédée. Elle intègre dans ses principes et ses actions l’appartenance au mouvement féministe et au mouvement lesbiennes, gais, bi et trans (LGBT). Les activités de Lestime se développent autour de différents pôles : politique, culturel, social et festif.

Nous souhaitons proclamer notre histoire et les liens qui unissent les militantes d’hier, d’aujourd’hui et celles à venir.